• Henri

    Le 24 décembre, le grand duc Henri a présenté ses voeux.

    Pour écouter le discours, cliquez ici.

    Henri

    Chers concitoyens,

    Comme le veut la tradition, je voudrais, en cette veille de Noël, partager avec vous quelques réflexions en jetant un regard rétrospectif sur les événements les plus marquants de l’année écoulée. En passant en revue les mois écoulés, nous nous rendons compte que 2013 était, à l’étranger comme chez nous, une année marquée par des événements extraordinaires. 

    Je voudrais tout d’abord évoquer ces faits du passé dont l’examen a entraîné une regrettable perte de confiance dans la politique et les institutions. Il s’en est suivi la nécessité de dissoudre la Chambre des Députés et d’organiser de nouvelles élections. 

    Ces élections ont conduit à la formation d’une nouvelle majorité qui se reflète dans la composition tant de la Chambre des Députés que du Gouvernement. Entre-temps, la Chambre et le Gouvernement se sont constitués et leurs membres ont prêté serment. Les deux institutions ont ainsi la possibilité, six mois avant la fin de la législature ordinaire, de donner une nouvelle orientation à la politique afin d’apporter des réponses aux défis énormes que connaît notre pays. Dans cet esprit, souhaitons à leurs membres qu’ils aient la main heureuse dans l’exercice de leurs importantes fonctions.  

    Le travail accompli par le Gouvernement précédent mérite lui aussi notre respect. Je voudrais notamment remercier Monsieur Juncker pour les services qu’il a rendus pendant de longues années au Luxembourg et à l’Europe.  

    Toutefois, je m’en voudrais de ne pas mentionner l’engagement politique extraordinaire qui a marqué ces élections. Jamais on n’a compté autant de candidatures. Cet engagement prouve que notre société est une société vivante et qu’un grand nombre de concitoyens sont prêts à s’engager pour le bien commun. Je tiens à les remercier tous très vivement de leur engagement, y compris ceux qui n’ont pas obtenu de mandat politique.

    Chers concitoyens,

    Comme les années précédentes, je me dois d’aborder la situation financière et économique difficile de l’Europe et du Luxembourg. Si certains indices laissent à penser que l’activité économique pourrait connaître une reprise l’année prochaine, le contexte social et financier dans lequel évolue notre pays reste néanmoins marqué par les conséquences de la crise mondiale. Jamais on n’a compté autant de personnes sans emploi dans notre pays. Beaucoup sont des salariés d’un certain âge qui ont perdu leur emploi et pour qui il est très difficile de se positionner sur le marché du travail. 

    Cependant, il faut aussi aider les jeunes. Beaucoup d’entre eux aimeraient prendre leur vie en mains, mais sans emploi, leurs projets personnels, familiaux et professionnels ne sont que difficilement réalisables, voire impossibles à réaliser. Certes, le contexte économique difficile dont je viens de parler y est pour quelque chose. Toutefois, cette situation s’explique aussi par une prise de conscience insuffisante du fait que les personnes et notamment les jeunes à la recherche d’un emploi et ne disposant pas d’une formation solide auront de plus en plus de mal à trouver un emploi. 

    La mutation de notre économie et le caractère toujours plus élaboré d’une société basée sur les services mettent en évidence la nécessité d’offrir à notre jeunesse la meilleure éducation possible et de la compléter plus tard par un recours ciblé à la formation professionnelle continue.   Aussi est-il extrêmement important que leur famille, l’école et l’ensemble de leur milieu social préparent les jeunes à la place qu’ils occuperont dans la société et dans la vie professionnelle. Il importe notamment de combattre les clichés et idées reçues concernant certains métiers. L’orientation ne doit plus reposer sur une image sociale terne attachée à tort à beaucoup de métiers manuels par exemple. Seule une orientation adéquate − basée sur les ambitions et les talents des jeunes − permet à la formation d’être vraiment utile aux jeunes, de faire plaisir à chacun d’eux et d’aider la société tout entière à avancer.

    Chers concitoyens,

    Sur le plan international, je voudrais souligner le rôle important que le Luxembourg assume depuis ce printemps au sein de l’ONU. Nous pouvons être fiers du mandat de membre du Conseil de sécurité qui revient au Luxembourg pour une durée de deux ans. Constituant non seulement un succès diplomatique, ce mandat témoigne aussi du formidable engagement en faveur du maintien de la paix dans le monde dont fait preuve notre pays.

    Cet engagement s’inscrit dans la continuité logique des efforts de maintien de la paix que fournit notre pays sous l’autorité de l’ONU en mettant à sa disposition des soldats et policiers luxembourgeois. De même, l’accueil au Luxembourg de réfugiés syriens s’inscrit dans cet engagement humanitaire. La nécessité d’une telle aide apparaît clairement au vu de l’immense désespoir de tant de personnes fuyant devant un régime ou une guerre.

    À l’occasion de la visite d’État en Turquie, la Grande-Duchesse et notre ministre des Affaires étrangères ont pu se faire une idée de l’ampleur de la catastrophe humanitaire déclenchée par le conflit syrien. Dans ce contexte, nous tous, nous pouvons être fiers à juste titre de l’importante aide matérielle et personnelle fournie par notre pays en matière de coopération au développement.

    Cependant, ma reconnaissance ne vise pas seulement l’engagement sur le plan international. Bien au contraire: je tiens expressément à rendre hommage aux mérites des membres de notre société qui se mettent aussi chez nous au service de concitoyens traversant des situations difficiles. Ainsi, il faut notamment continuer à lutter contre la pauvreté. Notre solidarité est plus importante que jamais.

    En cette veille de Noël, nos pensées vont spécialement aux membres malades de notre société, à qui nous souhaitons beaucoup de courage et de confiance pour affronter l’avenir.

    Chers concitoyens, 

    Personnellement, c’est avec beaucoup de joie que la Grande-Duchesse et moi-même nous souvenons du mariage du Prince Félix et de la Princesse Claire. Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier les nombreuses personnes qui ont suivi cette belle fête, pour le grand intérêt qu’elles y ont porté. Les nombreux témoignages de sympathie nous ont beaucoup touchés. 

    Chers concitoyens, 

    Avec la Grande-Duchesse, mon père, le Grand-Duc Jean, le Prince Guillaume et la Princesse Stéphanie et toute la famille, je vous souhaite à vous tous une bonne fête de Noël et une heureuse année 2014. Je voudrais aussi m’adresser aux ressortissants de la communauté internationale au Luxembourg et leur souhaiter un Joyeux Noël et une très bonne Nouvelle Année.

     

     


  • Commentaires

    1
    5 o'clock
    Mercredi 25 Décembre 2013 à 20:19

    Ce com vaut pour les royautés, les chefs d'état et autres membres richissimes prodiguant de bons voeux.

    Si Une seule fois, ils laissaient à tout leur personnel réveillonné en famille. S'extasier du regard, des rires de leurs enfants autrement que sur photo ou caméra. Être avec les siens et non au service des autres.

    J'entends déjà les cris horrifiés de l'honneur de les servir; que c'était inscrit sur leur contrat, que d'autres professions travaillent; ok mais pour sauver des vie, être aux services de leurs usagers etc...

    Revenons à l'origine de la Nativité avant qu'elle ne soit du commerce très lucratif, voire démentiel.

    Merci

     

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