• Inaki n'ira pas en prison pour l'instant

    Inaki n'ira pas en prison pour l'instant

    Le beau-frère du roi d'Espagne Inaki Urdangarin, condamné à six ans de prison dans une affaire de corruption, reste libre dans l'attente d'une décision de justice définitive, a décidé jeudi le tribunal des Iles Baléares.

    Les trois juges n'ont pas exigé le versement d'une caution de 200.000 euros, comme le demandait le parquet. Ils ont par ailleurs autorisé M. Urdangarin à rester en Suisse où il réside depuis 2013 avec l'infante Cristina et leurs quatre enfants.

    Consignes
    Le tribunal lui impose cependant de se présenter une fois par mois devant "l'autorité judiciaire" de ce pays, de faire part de tout déplacement en dehors de l'Union européenne et de tout changement de résidence.

    Condamnation
    Il avait été condamné à six ans et trois mois de prison, le 17 février, notamment pour détournement de fonds publics, fraude fiscale et trafic d'influence. Mais sa défense avait annoncé son souhait de faire appel.

    "Voleur!"
    A sa sortie du tribunal à la mi-journée, M. Urdangarin a dû essuyer des huées de manifestants qui le traitaient de "chorizo", un terme populaire signifiant "voleur".

    Appel
    Ses avocats disposent encore d'un délai de quelques jours, jusqu'au 28 février, pour interjetter appel. Et la Cour suprême devrait encore prendre de nombreux mois avant de trancher dans cette affaire ayant terni l'image de la royauté en Espagne et précipité l'abdication du roi Juan Carlos 1er. Le gendre de Juan Carlos 1er, mis en examen fin 2011, avait assuré durant le procès qu'il ne prenait aucune décision importante sans consulter le Palais royal.

    Ex-champion
    Ancien champion olympique de handball, marié depuis 1997 à Cristina de Bourbon, M. Urdangarin était accusé d'avoir détourné entre 2004 et 2006 des subventions attribuées à une fondation à but non lucratif qu'il présidait, appelée Noos.

    Princesse Cristina
    L'infante Cristina a, elle, été relaxée, après avoir été soupçonnée de fraude fiscale. Elle a cependant dû payer une amende de 265.000 euros du fait de sa "responsabilité civile solidaire" avec son mari dans ce dossier.


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