
Le 1ier février, les funérailles de l'ancien roi du Cambodge ont débuté en présence de sa veuve, la reine Monique, et son fils Norodom Sihamoni.
Sihanouk est décédé à Pékin le 15 octobre, à 89 ans. Tour à tour Premier ministre, chef de l'Etat, roi, il a accompagné les soubresauts de son pays depuis l'indépendance jusqu'à la guerre civile, en passant par «l'âge d'or» des années 50 et 60, et la terreur des Khmers rouges.
Il n'a pour autant jamais hésité à réprimer ses adversaires. Et n'a reculé devant aucun calcul politique, comme lorsqu'il a fait alliance avec le régime de Pol Pot (1975-1979), responsable de la mort de deux millions de personnes.
Des experts cambodgiens et chinois l'ont embaumé au moyen d'un procédé sans doute analogue à celui utilisé pour le corps du dirigeant chinois Mao Tsé-toung, décédé en 1976 et toujours visible.
De nombreux dirigeants asiatiques seront présents pour la crémation lundi, ainsi que le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, représentant l'ancienne puissance coloniale. Quelque 10'000 membres des forces de l'ordre seront déployés.
Les cendres de Sihanouk reposeront dans un stupa, au sein du palais royal, respectant ainsi les voeux du défunt.



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