
Installé depuis plusieurs décennies à Rougemont, le chef de la Maison impériale de Russie, s'est éteint lundi en Italie.
L'aîné des Romanov est mort lundi en Toscane à l'âge de 92 ans, rejoignant ainsi ce Dieu auquel il croyait «aussi profondément [qu’il était] profondément non-pratiquant». Véritable mémoire vivante de l'histoire de la famille impériale, ce descendant en ligne directe du tsar Nicolas I a rédigé et préfacé plusieurs ouvrages consacrés à la dynastie.
Hormis son savoir encyclopédique, le grand duc s'est également fait connaître pour son action humanitaire. «Nicolas Romanovitch Romanov s'est efforcé d'apporter une aide charitable. En Russie, il a créé avec son frère la Fondation des Romanov», a rappelé Alexander Zakatov, porte-parole de la Maison impériale de Russie. Cet organisme y soutient des orphelinats et des hôpitaux.
Nicolas Romanov était l'arrière-arrière-petit-fils du tsar Nicolas I, qui avait régné de 1825 à 1855. Né en 1922 en France, il a épousé la comtesse Sveva della Ghirardesca qui lui a donné trois filles, cinq petits-enfants et trois arrières petits enfants. Sur la fin de sa vie, il a partagé son temps entre la Suisse et l'Italie.
Reprenant la tête de la Maison impériale de Russie, la grande duchesse Maria Vladimirovna s'est empressée de rendre hommage à son cousin. Malgré les différends qu'ils avaient eu, elle n'avait «jamais cessé de le considérer comme son égal, avec amour et respect», selon les termes du communicant.
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